Sexualité – Faut-il parler de ça aux enfants?
Dans le cadre de mon école de relation d’aide que je viens de commencer début avril, on doit lire quelques livres. Me voilà dans nos vacances dans le camping au sud de la France avec mes enfants, profitent pour lire le premier livre : Mon choix tombe sur le plus petit de tous, un livre format A5 avec à peine 100 pages écrit par Gérald Brassine.
Le titre du livre ?
Prévenir, détecter et gérer les abus sexuels subis par les enfants. – Fautil parler de ça aux enfants ?
Bien qu’on vit dans une époque ou la sexualité est montré partout (A la télévision, il est diffusé des films qui montrent ce dont nous n’osons pas encore parler, les affiches de publicité explicites se trouvent en plein vue de tous, les films et journaux se montrent très libres en ce qui concerne ce sujet. ) Paradoxalement, il existe un tabou sur la sexualité ce qui concerne la relation enfant-parent.
Brassin décrit dans la première page du 1er chapitre
« qu’Il faut reconnaitre que nous éprouvons encore et toujours une réticence à parler du sexe, a fortiori avec un enfant. Que pour les adultes, la sexualité apparaît banalisée, mais dés qu’il s’agit des enfants, on ne sait pas comment s’y prendre. »
Il parle d’une culture qui, malgré cette « libération » entretien un véritable tabou sur la sexualité. (p.16)
Une culture qui dresse un mur de silence et qui nous fait croire que les choses de la sexualité sont dites, expliquées et comprises alors que l’enfant n’en perçevoit souvent qu’une image partielle, difforme, voire fausse.
Une vision partielle, morcelée ou tronquée. Ce qui fait qu’un enfant dans cette situation ne sait pas où se situent le bien et le mal, mais il a parfaitement comprise que ce sujet mets les adultes mal à l’aise.
Cela laisse donc la voie ouverte à toutes manipulations méntales et le champ libre aux abusers.
Nous voilà arrivée au premier objective de ce livre :
Prévenir. Prévenir que l’enfant soit une proie facile à tout abus.
Cela ne se fait pas en limitant les contacts de l’enfant avec le monde réel.
Il est bien plus efficace et utile d’éduquer un enfant à faire face aux tabous et exagérations qui lui dictera tôt ou tard sa culture.
Créer une culture familiale (S.20)
« Créer une sous-culture familiale active qui n’attend pas que les problèmes arrivent pour réagir et ne se laisse pas influencer par le premier bruit venu de l’extérieur… »
L’auteur propose d’aborder le sujet et de parler de sexualité à l’enfant dés son plus jeune âge, c’est-à-dire trois ans à trois ans et demi. (et d’en parler à répétition) (p.20)
Cela est effectivement une approche surprenante – et on peut bien se demander ce qu’il peut bien s’en représenter à cet âge-là
Voici les raisons cité dans ce livre :
- Un enfant comprend tout ou presque tout.
- On lui donne des repères pour les échanges qui suiveront.
- Un enfant à cet âge, est factuel et il reçoit sans problème ce qui lui est dit sans gêne et sans honte.
(« Ceci est un zizi, une zézette, etc. » ou « faire l’amour est agréable » ne sont pas perçus différemment de : « Ceci est un canard, une chaise, etc. ») - Il est probable que d’attendre que l’enfant pose les premièrs question pour en parler ne fourniras jamais le moment adéquat pour en parler.
« D’abord parce qu’il est probable que, spontanément, l’enfant pose jamais aucune question et qu’il grandisse alors en se construisant lui-même une image de la sexualité incomplète ou faussée. Ensuite parce que les enfants qui sont abusés dès leur plus jeune âge sont manipulés et, eux, ne poseront jamais de question pour ne pas dévoiler ce qu’ils vivent. »
Parler d’amour, de plaisir et de désir partagés (s.22)
« Quand on parle de sexualité normale, positive, on dit le contraire de l’abus, on parle de l’antithèse du viol ».
- Une sexualité positive et normale, – c’est a dire on parle de l’amour, plus concrètement du plaisir et du désir partagées (voire ici un exemple de Claudine).
- Il est aussi important de parler de la sexualité comme d’un processus relationnel.
- (Personnellement, nous on en parle à nos enfants du cadre du mariage, entre homme et femme).
- La sexualité doit être librement choisie et vécue comme agréable : C’est quelque chose de bien mais qui concerne les adultes, les « grands », et ne se pratique pas n’importe comment mais en prenant soin de l’autre.
- Ensuite, il faut insister sur les aspects émotionnel et relationnel de la sexualité car on s’aperçoit que les jeunes, même s’ils semblent informés, n’en connaissent le plus souvent que le côté technique.
Parler des déviances sexuelles ? (p.24)
« Il est très important de parler des déviances sexuelles mais seulement – et ceci est également très important après avoir bien expliqué les notions d’amour, de plaisir et de désir partagés de manière à ce que l’enfant place cette nouvelle information au bon endroit, c’est-à-dire en marge d’une sexualité saine. Ne lui présenter que les comportements déviants pour prévenir toute tentative illégitime s’avère non seulement inefficace mais, de plus, perturbe l’enfant car la sexualité, abordé sous ce seul aspect, est diabolisée. »
Parlez de votre propre expérience ! (s.26)
«Certaines mères, abusées étant petites, montent silencieusement la garde autour de leurs enfants d’une manièere si scrupuleuse qu’elles leur transmettent leur propre angoisse, alors qu’une bonne discussion sur les plaisirs de la sexualité et les horreurs anciennement vécues par elles constituerait la meilleure des préventions. Cette surveillance, de toute manière, ne sert le plus souvent à rien, mais l’angoisse s’imprègne de façon d’autant plus sournoise qu’elle est mois clairement exprmée.
« Une mère qui a vécu cette situation trouve la meilleure occasion de partager sa propre expérience, sa propre douleur passée. L’enfant, è cet instant, se sent concerné – ou compris, accepté et soutenu s’il est abusé – il per çcoit le sérieux de la chose à traves les mots, mais aussi par le biais des émotions et de tous les signes non vebaux qui accompagnent un tel récit. «
Dire « non » ne suffit pas (s.27)
Recommander à l’enfant de dire « non » au pédophile qui l’aborderait n’est un conseil valable qu’à plusieurs conditions.
1. Cela ne peut se faire qu’après – et seulement après – avoir expliqué la sexualité – toute la sexualité à l’enfant car il faut qu’il sache que la demande qui lui est faite est illégitime et ne lui plaît pas
2. Après avoir présenté les abuseur comme des malades – et non comme des « méchants » pour que l’enfant fasse la distinction et puisse identifier le caractère abusif d’une demande même lorsqu’elle émane d’un adulte que la famille considère généralement comme « gentil ». .
Mais même si ces conditions sont rempli, le refus d’un enfant ne fera pas obligatoirement cesser les abus. Pire, conseiller à un enfant de dire « non sans qu’il sache parfaitement que vous êtes prêt à agir pour l’aider dès que vous serez prévenu peut l’exposer à un surcroît de violence alors que votre conseil était sensé l’en protéger.
Utiliser des termes simples, concrètes (p.29)
Il est important de parler de la sexualité à l’enfant en termes simples, concrets, avec des mots qui lui sont accessibles et exclure tout jargon médical ou termes abstraits. Il est capital d’utiliser des mots que l’enfant connait. (…) pour la petite fille, on en profitera pour faire la distinction entre la vulve et l’anus. Et puis oui, il faudra décrire concrètement les gestes sexuels comme « mettre le zizi dans la zézette ». Enfin, pour ne laisser aucun place à l’incompréhension, il peut être utile de faire raconter à l’enfant ce qu’il a compris. Quoi qu’il en soit, l’important est d’installer avec lui un réel dialogue.
Poser des limites et des interdits (p.31):
L’auteur précise que :
Il faut être vigilant et précis car mon approche pourrait ne pas compter que des avantages. Pour des raisons culturelles évoquées, elle n’est pas très répandue : aussi, informer son enfant de cette manière, c’est parfois le « marginaliser » par rapport aux enfants de son âge.
(…) Certains de mes lecteurs ou détracteurs pourrait s’insurger s’ils imaginent que je suggère que les enfants vivent ensemble leur sexualité – Ce n’est évidement pas le cas et dans ce que je propose, il y a clairement une limite entre « en parler » et « l’appliquer ».
Il explique aussi qu’il faut cadrer le propos en fonction de ‘age de l’enfant avec des limites et interdits :
- Lui expliquer qu’on ne parle pars avec la même liberté dans toutes les familles
- Lui dire que parler librement de sexe ou de la sexualité peut choquer les autres enfants ou leurs parents
Qu’il y aune liberté de parole qui ne doit s’exercer qu’à la maison. - Que pour faire l’amour est un plaisir et un bonheur qu’il vivra plus tard, car seuls les adultes peuvent pleinement en profiter. Ce n’est pas parce que l’enfant sait comment cela se pratique qu’il est libre d’agir.
- La sexualité est fait pour dans le cadre d’un mariage entre un homme et une femme (c’est moi qui ajoute ce point)
- Enfin, il faut rendre l’enfant responsable et lui montrer qu’elles pourraient être les cnséquences s’il accusait injustement quelqu’un de pédophilie.
En résument la première partie de ce petit livre, j’ai essayé de fournir une information de base sur l’approche de l’auteur. Si le sujet vous concerne, je vous conseille d’acheter ce petit livre, qui prends peu de temps à lire mais qui est rempli d’un contenue très importante.
Dans le prochain article, je vais résumer la deuxième partie du libre :
Pourquoi les enfants ne parlent pas
Pourquoi les adultes ne voient pas
Dans le troisième article on vas parler d-*/e comment gérer une situation d’abus sur un enfant, cela dans les domaines relationnels et familiale
Vous trouverez ci-dessous le texte qui peut servir d’exemple pour l’éducation sexuelle :
L’auteur Gérald Brassine explique :
Je livre ce petit texte a simple titre d’exemple. Il ne saurait en aucun cas constituer un « texte type » à délivrer à vos propres enfants. Ce que ceux-ci attendent de vous, c’est l’expression de votre voix intérieure, le récit de votre expérience de papa ou de maman, vos mots et votre sensibilité personnelle évoquant ce qu’il y a de plus intime entre vous :
Le plaisir d’aimer et d’être aimé, plaisir dont votre enfant est issu.
Lisez ce texte… et recomposez-le à votre manière !
Tu sais que tu es né parce que papa et moi, nous aimons très fort et que c’est en s’aimant très fort qu’on fait les bébés ?
On appelle cela « faire l’amour ». En se serrant très fort l’un contre l’autre, on se fait des caresses, des câlins. Quand papa se sent très aimé par la maman et qu’il ressent lui aussi beaucoup d’amour pour elle, son sexe grandit et durcit comme un petit bâton. Il se dresse droit devant, puis il cherche une petite place pour se mettre bien au chaud tout près de la maman. Tout doucement, il va entrer dans le vagin de la maman, un petit trou à côté de celui qui lui sert pour faite pipi. Ce petit trou devient alors tout chaud, tout doux pour accueillir le sexe de papa. C’est très gai et, à un certain moment, les parents ont tellement de plaisir qu’il y a de petites graines de bébés qui sortent du zizi du papa pour ‘s’installer dans le ventre de la maman. De toutes ces graines, qui sont minuscules, une seule va pouvoir trouver le chemin du nid dans le ventre de la maman. C’est là qu’elle va grandir, pour devenir un bébé. Et quand le ventre de la maman est tout rond, c’est que le bébé est prêt à sortir.
Mais, pour faire l’amour, il faut que les deux soient d’accord, le monsieur et la dame. Et s’ils s’aiment fort, ils vont faire l’amour souvent, pas uniquement pour faire un bébé, mais juste pour se montrer qu’ils s’aiment et se donner du plaisir.
Toi, par exemple, tu feras un jour l’amour avec celle que tu auras choisie, que tu aimeras de toutes tes forces. Jusque-là, ton « kiki »il est à toi et à personne d’autre.
Personne ne peut t’obliger à le montrer, personne n’a le droit d’y toucher sans que tu sois d’accord.
Si je dis cela, c’est parce que, malheureusement, il y a des personnes qui ne respectent pas cette règle et qui veulent, par exemple, jouer à faire l’amour avec les petits enfants.
Il n’ont pas le droit, c’est interdit ! , et si cela t’arrive, tu ne dois pas hésiter à dire « non, je ne veux pas », et ensuite à venir me le dire car une personne qui fait cela, qui que ce soit, est une personne malade. En refusant de « jouer » avec lui puis en me parlant, tu lui viens en aide.
0 commentaires